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La filière du parquet : Vraiment écoresponsable ?

La filière du parquet : Vraiment écoresponsable ?

4 milliards de m3, c’est le volume de bois récolté par les filières du bois de chauffage, du bois industriel et des granulés de bois seulement au cours de l’année 2018. Cela représente 1647 fois le volume de la grande pyramide de Gizeh.

Mais où va tout ce bois ? Pour ces filières, il est transformé en planches, en poutres, en meubles, en bûches, en granulés et en revêtement.

Il est difficile d’estimer la part que le parquet représente dans ce volume. Néanmoins, il apparaît important de comprendre comment la filière du parquet organise la gestion de ses matières premières.

Pourquoi se poser des questions sur la filière parquet ?

Le parquet est un revêtement de sol classique, qui recouvre le sol de nos logements depuis de siècles. Pourtant, il n’y a que quelques décennies, les parqueteurs se limitaient à quelques essences de bois bien connues sous nos latitudes : chêne, châtaignier, frêne, merisier ou même pin maritime.

De nos jours, on trouve des dizaines d’essences différentes, dont les plus tendances sont exotiques et proviennent de forêts dont l’exploitation peut être questionnée.

D’autre part, la présence, très récente, des parquets dans les pièces humides pousse encore plus les fabricants à avoir recours à des bois résistants à l’humidité et donc encore une fois exotiques.

En France il se négocie chaque année entre 8 et 9 millions de m² de parquet comportant une couche plus ou moins épaisse de bois véritable.

Cette consommation effrénée pèse sur des forêts dont l’exploitation n’est pas toujours transparente. On estime actuellement que depuis 1990, 420 millions d’hectares de forêts ont été perdus en raison d’une exploitation mal contrôlée.

C’est 140 fois la surface de la Belgique.

Quels certifications pour le parquet ?

Pour faire face à ce problème écologique, les fabricants ont proposé des solutions pour mieux encadrer l’industrie du bois. Il s’agit de certifications qui permettent aux consommateurs de tous niveaux de savoir si le produit en bois qu’ils désirent acheter est issu d’une filière écoresponsable.

Les deux labels les plus connus et les plus efficaces sont :

  • Le label FSC: Le FSC (Forest Stewardship Council) est le label le plus fortement soutenu dans le monde. Des pays européens, comme la Suède ou la Pologne ont déjà plusieurs millions d’hectares certifiés FSC. La France est en retard sur ce label, car elle a choisi de suivre une autre route.
  • Le label PEFC: Pan European Forest Certification, il s’agit de la certification que la France a privilégiée, car elle met plus l’accent sur une initiative européenne. Ce label est tout aussi efficace que le FSC même s’il est moins représentatif de l’exploitation des forêts exotiques.

Certains fabricants ont pris la décision d’adhérer aux deux labels et peuvent donc offrir une traçabilité exemplaire pour leurs produits.

Pour le parquet, ces certifications existent et sont visibles sur les emballages des produits et figurent souvent dans les catalogues des revendeurs. Grâce à ces indicateurs, vous aurez l’assurance de profiter d’un parquet écologique qui respecte les forêts et leurs habitants.

Ces certifications ont-elles des limites ?

Comme tous les labels, il existe des limites que ces organisations ont du mal à gommer. On note ainsi une très grande difficulté du FSC à agir dans les forêts des pays d’Asie et d’Amérique du Sud. Il existe en effet dans ces régions une insécurité et une instabilité qui rendent difficiles le contrôle et la traçabilité du bois.

Il arrive ainsi que certains bois sont convoyés d’un pays vers un autre, où les règles d’exploitation sont plus lâches, pour y être enregistré. Ils effectuent ensuite le voyage inverse pour être mis sur le marché.

Sur ces problématiques, le FCS tant que le PEFC ont du mal à imposer une autorité qu’ils n’ont au final pas vraiment.

Si vous désirez être certain de la provenance de votre bois, préférez les essences locales, car comme dans beaucoup de domaines, le local est mieux encadré.

Grandes entreprises et artisans : Même combat ?

Le parquet fabriqué par de grandes industries est-il forcément moins écologique qu’un parquet fabriqué par un artisan ? C’est une question que se posent souvent les particuliers à la recherche d’un bois local respectueux de la nature.

Sachez que dans ce domaine la taille de l’entreprise n’est pas forcément relative à de mauvaises pratiques.

En premier lieu, depuis 2013 et le Règlement Bois de l’Union Européenne (RBUE), le marché de bois européen est soumis à une traçabilité obligatoire. On ne peut donc plus vendre ni acheter de bois provenant de sources douteuses.

Par ailleurs, certaines grandes fabriques de parquet garantissent que le bois composant leurs parquets provient de forêts responsables situées parfois en France, parfois dans le reste de l’Europe.

Les artisans parqueteurs se fournissent chez des grossistes qui négocient leurs bois sur les mêmes plateformes que celles utilisées par les grandes fabriques. On trouve ainsi un processus relativement similaire pour les deux niveaux d’activité.

Par ailleurs, le cas hypothétique d’un menuisier qui vous propose un parquet dont le bois provient d’une forêt qu’il possède n’est pas forcément un gage de respect de l’environnement. Cet artisan local peut en effet très bien maltraiter l’environnement et surexploiter son lopin de terre.

La finition du parquet, un autre point sensible

Enfin, ne négligez pas de vous documenter sur la réalisation du parquet, sur sa mise en œuvre et sur son entretien.

En effet, un parquet n’est pas un produit fini, il faut systématiquement le protéger. Ainsi, certaines techniques de vitrification du parquet, par exemple, font appel à des produits naturels. Ces produits de finitions peuvent également mettre en danger l’environnement et même les occupants du logement, selon le degré de COV (Composés Organiques Volatiles).

Dans la même veine, on souligne trop peu que le parquet massif, bien que faisant appel à plus de bois, est plus écologique que le parquet contrecollé. Ce dernier a recours à des sous-produits de l’industrie du bois dont la traçabilité est parfois délicate, mais surtout, il utilise beaucoup de colles et de produits de finitions peu respectueux de la nature.

Prenez donc le temps de demander tous les renseignements nécessaires à votre interlocuteur parquet.

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